Rencontre avec Rachid Santaki

Rencontre avec Rachid Santaki

Auteur de Le Ghetto dans la peau

Bonjour Rachid,

Pourriez-vous nous dire, pour faire un peu plus connaissance, qui vous êtes et quel est votre parcours ? Enfin, ce que vous voulez bien nous dire, bien sûr.

J’ai hérité d’influences très différentes : de l’écrivain Mohammed Mrabet, à Stan Lee, la culture hip-hop, et la littérature de Zola ou Victor Hugo, tout en étant un pur produit de la périphérie de Paris. Je suis arrivé assez tardivement à l’écriture et pourtant, j’avais une envie d’écrire des histoires. Cela a commencé par les conteurs d’histoires de Jemaa el-Fna, puis les Marvel, et finalement, je me suis mis à l’écriture de polars en 2011. J’ai du mal à parler de moi, je suis mal placé dans le sens où je n’ai pas de distance sur tout ce que je fais. Ce que je suis…

Comment travaillez-vous ? On sent de l’urgence dans votre écriture ? Vous avez l’air de vivre à deux cents à l’heure, avec la poignée dans le coin…

Oui, je vis dans une urgence. Cette urgence, c’est le temps car je me suis découvert tardivement dans l’écriture et je vis dans un rythme soutenu pour réaliser un maximum de choses. J’ai les crocs, un peu comme mes personnages, et c’est aussi ce point commun qu’on partage. Quand je plonge dans un texte, je fonce, je vis finalement le rythme de l’histoire, les tensions et les enjeux. L’avantage d’être l’auteur, c’est que je ne meurs pas comme mes personnages.

Vous écrivez du côté des gars et des filles de la cité. Avez-vous déjà lu des romans racontés du côté des flics qui vous ont semblé intéressants ? Olivier Norek par exemple ?

J’ai lu par curiosité Olivier Norek. Je vois un peu l’envers de mes décors et des personnages qui se rejoignent naturellement mais je n’ai pas de liens avec lui.

Est-ce que le fait de devenir écrivain a changé votre regard sur la cité ? Sur la ville en général ? Et aussi le regard porté sur vous ?

Oui, écrire m’oblige à avoir un regard qui devient celui d’un objectif d’appareil photo. Je peux zoomer, dézoomer sur des environnements, j’analyse souvent la matière que je prélève. Et je regarde souvent la ville car elle est le centre de nos vies et elle nous donne un rythme.

Pourriez-vous nous parler un peu plus dans la Dictée Géante et de vos engagements ?

La Dictée Géante est une manifestation qui réunit tous les publics. J’aime fédérer les gens, les révéler, et cette dictée est une belle opportunité de permettre la rencontre, de changer l’exercice scolaire et d’en faire un moment de fête. En termes d’engagements, je fais pas mal de choses mais c’est toujours en lien avec mon travail, disons que je mets du sens dans ce que je fais.

Est-ce que le fait de devenir écrivain a changé votre regard sur la cité ? Sur la ville en général ? Et aussi le regard porté sur vous ?

Oui, écrire m’oblige à avoir un regard qui devient celui d’un objectif d’appareil photo. Je peux zoomer, dézoomer sur des environnements, j’analyse souvent la matière que je prélève. Et je regarde souvent la ville car elle est le centre de nos vies et elle nous donne un rythme.

Vous avez des auteurs de prédilection ?

Je pense à des auteurs comme Zola, Victor Hugo pour leurs œuvres, ils parlaient des bas-fonds de notre société, ils se documentaient. Ils m’inspirent.

Merci Rachid Santaki !

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Le Ghetto dans la peau