Rencontre avec Aurélien No

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Rencontre avec Aurélien No

Auteur de Déguisées, aiguisées

Bonjour Aurélien,

Vous êtes l’auteur de Déguisées, aiguisées, disponible sur l’application Readiktion. Pourriez-vous nous dire, pour faire un peu connaissance, qui vous êtes, votre parcours ?

Oh, en ce qui concerne mon parcours, il n’y a à rapporter qu’un seul élément capital, le coup de téléphone un peu anachronique que j’ai reçu tandis que je finissais mes études : « Allô, Aurélien, est-ce que tu veux partir enseigner la littérature française en Chine ? ».

Depuis combien de temps vous écrivez ?

Le texte, le langage, étant le moyen d’expression le plus direct (plus que l’image, non ?), je ne communique avec les autres et avec moi-même, je ne rends compte du monde qui m’entoure et des idées qui m’habitent, que par l’écrit. J’écris depuis toujours, tous les jours, pour tout (même si j’aimerais, par exemple, prendre de bonnes photos pour soulager un peu mon poignet).

Qu’est-ce qui vous motive à le faire ?

On pense toujours que ce que l’on a à écrire est absolument génial et essentiel. J’ai dit « on pense ».

De quelle façon travaillez-vous ?

Des carnets en voyage et des boules Quiès au bureau. Les carnets, c’est pour inscrire ce que les gens me racontent dans les bars d’Osaka ou de Canton. Les boules Quiès c’est pour m’entendre moi.

Avez-vous des habitudes ?

Pour avoir des habitudes, il faudrait peut-être que je sois un vieux briscard d’écrivain. L’habitude, c’est qu’à force d’écrire des brouillons en permanence, parfois, par hasard, ça donne un texte. Avez-vous entendu parler de cette expérience du singe que l’on met devant une machine à écrire ? À force de s’amuser avec le clavier, il finit, parfois, par retranscrire des phrases de Shakespeare. Le reste du temps, c’est évidemment du n’importe quoi.

Des lieux ?

Des lieux ? Mais il n’y a que ça (je suis branché écrivains du voyage). Des centres-villes modernes, de préférence asiatiques, dans des pays en mutation. Si ce sont des lieux pour réfléchir à la littérature, j’aime les endroits « typiques de notre époque », les Starbucks par exemple. Quand tout le monde parle en chinois, en coréen ou en japonais autour de moi, que je ne comprends rien et que je m’isole peu à peu dans mon café au milieu de la foule qui jacasse.

Des comportements fétiches ?

Une petite conversation avec mon meilleur ami pour décanter ce que j’ai en tête avant de mettre les mains dans le cambouis.

Comment vous est venue l’envie d’écrire pour Readiktion ?

C’est là aussi un coup de téléphone ! « Allô, Aurélien, tu aimes toujours autant les Livres dont vous êtes le héros ? Veux-tu t’y essayer ? »

Êtes-vous par ailleurs un lecteur ?

J’ai parfois l’impression de n’être que ça, un lecteur.

Avez-vous des auteurs de prédilection ?

Le grand auteur pour les expatriés, c’est peut-être Chateaubriand. Après, si c’est pour aller chercher des influences à mon Readiktion, je vais citer Gaston Leroux, Maurice Leblanc, Pierre Benoit, Edgar P. Jacobs et Alain Robbe-Grillet.

Des lectures récentes ou plus anciennes essentielles pour vous ?

Mais oui, il faut lire Zhang Ailing ! Les amours chinoises ne sont pas comme les amours françaises ! Il serait grand temps de donner, en Europe, une place civilisationnelle plus grande à la littérature chinoise, qui est pour l’instant une lecture de niche.

Et quelles raisons de se laisser tenter par la lecture d’un Readiktion ?

C’est la phrase de Voltaire : « Les livres les plus utiles sont ceux dont les lecteurs font eux-mêmes la moitié… »

Pour finir, craignez-vous l’avis des lecteurs et lectrices sur votre travail ?

Craindre ? Mais c’est mon premier Readiktion ; j’espère qu’on a le droit de se planter !

Les encouragez-vous à vous contacter via l’appli ?

Oui !

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Déguisées, aiguisées