Les dessous des cartes « Monstrueuses Répliques »

Anthony, votre écriture est très visuelle. Vous avez travaillé cet aspect en particulier ?

J’aime me projeter dans mes histoires comme dans un film. Je crois que, depuis mes premiers textes, ça a toujours été comme ça. Mais je n’ai pas spécialement besoin de travailler cet aspect, il vient tout seul. Les descriptions de personnages, en revanche, me donnent plus de fil à retordre…

Les scènes de « contact » entre les humains et les « créatures » sont particulièrement réussies. Elles furent faciles à faire ?

Comme les créatures se transforment en ce qu’elles veulent, les idées ne manquaient pas ! Le plus difficile, c’était de rester dans ce genre d’horreur fantastique, parfois un peu « absurde », sans tomber totalement dans le grotesque. J’espère ne pas avoir (trop) franchi la limite !

Comment en êtes-vous venu à écrire pour Readiktion ?

J’ai eu la chance d’être contacté par Gilles Barbier, par le biais de ma page Facebook. L’idée m’a plu, car j’ai toujours aimé la lecture interactive, dans le genre des Livres dont vous êtes le Héros de mon enfance.

En quoi ce projet se distingue-t-il de ceux que vous avez déjà réalisés ?

Écrire une histoire aux multiples embranchements, et donc aux multiples fins, n’est pas chose banale : c’est très différent d’un roman classique. En fait, j’ai eu l’impression d’écrire plusieurs nouvelles avec, pour chacune, le même personnage principal, dont les trames se croisaient par endroits pour se séparer à nouveau un peu plus loin.

Pourquoi ce choix du fantastique ?

Parce que j’adore ça ! Et puis, je ne sais écrire que dans les genres de l’imaginaire, et le fantastique m’a paru convenir tout à fait pour trouver diverses idées et divers embranchements à mon histoire. Je pouvais inventer ce que je voulais !

Comment, concrètement, avez-vous travaillé sur le découpage de l’histoire, puis sur celui des chapitres ?

J’ai fait un plan au brouillon, au fur et à mesure de mon avancée dans le(s) récit(s). J’ai distillé mes idées dans chacun des endroits que le personnage principal allait visiter (tels événements du côté du centre-ville, tels autres vers le centre commercial, etc.). Et j’ai gardé le cap !

Les mises sous tension ?

Comme dans un récit classique : suspense, puis action. J’aime bien aussi utiliser les ficelles du thriller, où l’on ne connaît pas immédiatement tous les tenants et aboutissants de l’histoire.

Combien de temps avez-vous mis ?

Entre trois et quatre mois, me semble-t-il, pour l’histoire en elle-même. Puis un bon mois encore pour les corrections.

Est-ce que votre personnage principal vous a surpris au fur et à mesure que vous avanciez ?

Oui, comme c’est souvent le cas. Au départ, il veut juste fuir les monstres, sauver sa peau. Puis il essaie d’aider de son mieux les gens qu’il croise… Mais ça, c’est au lecteur de décider !

Il y a plusieurs fins possibles. Est-ce difficile de se détacher d’un personnage que l’on a créé et à qui on a donné une vie et des émotions ? Est-ce difficile pour être plus direct de lui faire du mal ?

Justement, comme il y a plusieurs fins, non. Chacune correspond à une mort différente du personnage principal, et c’était plutôt amusant de trouver toutes ces idées pour le faire trépasser (gnac, gnac, gnac !). Et il reste quand même trois fins « heureuses » à découvrir, où le héros et le lecteur s’en sortent indemnes – ou presque (gnac, gnac, gnac !).

Comment vous est venu votre idée de départ ? Elle est plutôt angoissante non ?

Au départ, Monstrueuses Répliques était juste une nouvelle. L’histoire se déroulait uniquement dans le bar, et était très courte. Lorsqu’on m’a proposé d’écrire un Readiktion, j’ai tout de suite pensé à ce récit que j’avais mis de côté. Des créatures capables de se changer en n’importe quoi, ça offrait beaucoup de possibilités, non ? C’était parfait pour un roman à choix multiples.

Trouvez-vous que le fantastique est finalement plus proche de nous que nous le supposons ?

La réalité est partout où s’arrête le fantastique (et l’inverse est également vrai !)…

Quelles sortes de réactions avez-vous eu jusqu’à présent avec cette histoire ?

Je n’ai pas encore eu de retour de lecteur, c’est un peu tôt. En revanche, quand j’expliquais l’idée autour de moi – ces créatures pouvant se changer en n’importe quoi pour bouffer les gens –, mes proches trouvaient ça aussi terrifiant qu’amusant !

Pour finir, craignez-vous l’avis des lecteurs et lectrices sur votre travail ?

Pas du tout, au contraire : en tant qu’auteur, on a rarement assez de retours sur nos textes ! J’aimerais avoir plus d’avis ; bons ou mauvais, ils aident à progresser.
Ceci dit, je préfère quand même les bons…

Les encouragez-vous à vous contacter via l’appli ?

Tout à fait ! N’hésitez pas à m’envoyer un petit message, pour me dire ce que vous avez pensé de Monstrueuses Répliques. À très bientôt, je l’espère !

Découvrir ce Readiktion

Monstrueuses répliques
Monstrueuses Répliques