Le dessous des cartes « De sang chaud »

Laurent, avez-vous un scénario favori dans De sang chaud ? Un personnage ? Est-il difficile d’éliminer un protagoniste de fiction quand on s’est attaché à lui ou, à l’inverse, lorsqu’il devient insupportable : vivant en quelque sorte ?

Pas de scénario favori mais des épisodes qui me semblent correspondre davantage à l’intrigue finale. Oui, c’est difficile d’éliminer un personnage qui est né et qui a vécu avec soi. On s’attache.

Enfin, une dernière question « pour la route », il semble, à lire votre roman, qu’il fasse bien plus référence au roman noir classique avec des gangsters et des flics ou même au cinéma avec des films comme Les Ripoux qu’aux vampires du type Buffy. Que pensez-vous finalement du fait de classer la littérature par genre quand elle est capable sans cesse de les dépasser et de les mélanger ?

Je n’aime pas le fantastique trop fantastique, ni les vampires avec des pouvoirs puissants, ni les trucs de magie incompréhensibles. J’aime les histoires un peu étranges et mystérieuses, ancrées dans une certaine réalité. Mes vampires sont très humains malgré leur statut. Je les ai traités comme des personnages normaux. Le genre, c’est juste une histoire de pacte entre le lecteur et l’auteur. Là, on est dans une sorte de transgenre, mais ça n’est pas très différent. Surtout, ce qui m’intéresse, ce sont les personnages et ce qu’ils font. Le reste n’est que du décor.

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De sang chaud