Le dessous des cartes « La Chambre 421 »

Anne, vous êtes-vous rendue dans une escape room pour écrire La Chambre 421 ?

Oui. J’étais en voyage au Portugal avec mon fils et à son initiative, nous avons trouvé une salle de jeux à Lisbonne. Nous avions rencontré un couple de jeunes Chinois avec qui nous avons sympathisé et tous les quatre, nous avons décidé de vivre l’expérience escape room. J’avais déjà commencé La Chambre 421 et l’heure passée à chercher la sortie « hors du temps » a sans nul doute confirmé mes intuitions d’écriture.

La Chambre 421 laisse place à un imaginaire débridé. Pourquoi ce parti pris ?

C’est que j’avais envie de débrider mon propre imaginaire. J’ai écrit pas mal de choses serrées autour de problématiques personnelles et je voulais tenter autre chose. Je suis allée au fin fond de ma « cave » chercher de nouveaux objets à assembler et je dois vous l’avouer, c’était jouissif !

Le rapport au temps est complètement chamboulé dans La Chambre 421. S’agit-il d’une thématique récurrente dans votre œuvre ?

Je pense souvent à Stephen Hawking, qui a écrit que le temps n’existe pas. C’est tellement évident. Nous avons dû le découper, le mettre en ordre pour nous y retrouver. Les calendriers, les montres et les horaires sont des créations humaines, le temps est un tout sans fin, sans fond, et j’aime me promener dans les possibilités offertes par cette vision cosmique.

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La Chambre 421 couverture
La Chambre 421